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Le sénateur Meredith rappelle l’engagement pris par le ministre pakistanais des Minorités, victime d’un assassinat

Ottawa, le 2 mars 2011 – Le sénateur Don Meredith a rappelé cet après-midi (du 2 mars) « l’attachement profond du ministre pakistanais des minorités, M. Shahbaz Bhatti, à la protection des droits des chrétiens et des autres minorités dans son pays à grande majorité musulmane ».

Meredith a rencontré le ministre Bhatti le 7 février, à l’occasion d’une visite à Ottawa de membres du Cabinet pakistanais.

Le sénateur s’est dit « impressionné par l’étendue de la tâche qui l’attendait et le courage avec lequel il s’y attelait ».

Meredith en a profité pour exprimer son soutien inconditionnel aux propos exprimés plus tôt dans la journée par le premier ministre Stephen Harper.

Ce dernier a notamment exhorté le gouvernement du Pakistan à « empêcher qu’on abuse des lois relatives au blasphème pour restreindre la liberté de religion et d’expression ».

Ces lois, a-t-il affirmé, « ont ciblé exagérément les minorités religieuses ».

Et, d’ajouter le premier ministre : « Le Canada condamne fermement ceux qui recourent lâchement à la violence et à l’extrémisme meurtrier, et il exhorte les autorités pakistanaises à les traduire en justice […] et aussi à protéger ceux qui décident de s’exprimer publiquement sur ces questions. »

Les propos de M. Meredith ont été repris à la Chambre des communes et au Sénat par ceux qui ont connu M. Bhatti ou qui ont eu des rapports avec lui.

Pour le député John Weston, de West Vancouver/Sunshine Coast/Sea to Sky Country, l’assassinat de M. Bhatti « nous rappelle que la liberté a un prix que nous, dans le Canada d’aujourd’hui, avons tendance à oublier un peu trop facilement ».

Weston a rencontré Bhatti pour la première fois en avril 2009, à l’occasion d’une mission au Pakistan en vue de secourir feu Betty Giesbrecht, de West-Vancouver.

Parlant de l’opposition du ministre Bhatti à la loi sur le blasphème, Weston a fait observer que le ministre des Minorités considérait cette loi comme un instrument utilisé pour exploiter les chrétiens et les autres minorités […] entre les mains de gens agissant par haine ou par intérêt personnel, plus que par respect pour le prophète Mahomet.

Meredith a aussi offert ses condoléances à la famille de Bhatti ainsi qu’à toute la nation pakistanaise, y compris à ses minorités religieuses, sans oublier la famille du frère du défunt, John Bhatti, établie à Toronto.  

Un catholique, le ministre Bhatti était le seul chrétien à faire partie du Cabinet pakistanais, en grande partie musulman, du Parti du peuple pakistanais. Les musulmans forment 95 p. 100 de la population du Pakistan, où la minorité religieuse se compose pour l’essentiel de chrétiens.

Ancien pasteur chrétien et militant communautaire multiconfessionnel de Toronto contre la violence chez les jeunes, avant sa nomination au Sénat, Meredith dit déplorer les raisons qui ont mené à l’assassinat de Bhatti.

Dans son rôle de ministre, Bhatti avait préconisé une réforme de la loi sur le blasphème de son pays. Son gouvernement s’était cependant gardé jusque-là d’appuyer cette réforme, destinée à abolir la peine de mort contre ceux et celles que l’on accuse d’avoir commis un affront à l’islam.

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